Did you know that? #3

Updated: Jul 29, 2020

Extinction because of parasites? Let's check some poo... wait what?


    Yes. If preserved correctly, feces of fossils an subfossils (say, 'extensively dried out' remnants, of some thousands of years in age) species can keep traces from the living time of the organisms that defecated them: their diet, how those species ate (like the Tyrannosaurus rex used to crush and swallow many bony fragments from its prey), but also what populated their guts. The latter is the topic for today.


    Myotragus balearicus is a fossil goat that underwent insular dwarfism when Spanish islands were first connected to the mainland (welcoming easily terrestrial fauna, including the ancestor of Myotragus), before being isolated after the rise of the Mediterranean Sea around 5 My (Messinian Crisis). Subsequent evolution led Myotragus to get smaller and smaller, but also to develop strong differences compared to its ancestor (reduced brain size as well as sensory systems, shorter limbs, new properties of teeth, longer ontogeny, etc.).


    The palaeoparasitic study of its coprolites (basically, fossilised poo) led to the discovery of preserved remnants of gastrointestinal parasites. Even though the last species of Myotragus went extinct some thousands of years ago, its parasitic assemblage is almost a perfect picture of what can be found in today's goats of Mallorca, where Myotragus also lived. However, many other parasites colonised extant goat's intestinal track, as humans imported on Spanish islands bovids, goats, sheep, cows and suids from the mainland. All of those non endemic species carried their specific parasites with them to the island, probably infecting Myotragus incidentally. New, different parasitic species colonising Myotragus is hypothesised to be at the root of its extinction between 2639 and 2280 BC (besides other tentative explanations).


    Such study had also been successfully conducted on older extinct birds and way older dinosaurs, positively identifying gastrointestinal parasite remnants. It could be of high interest to be able to interpret how those parasites interarcted with their hosts, whether they participated to their extinction, and so on. However, resolution issues related to preservation biases filter what we get from what went through fossilisation. We do with what we have.



Big pile of coprolites of Myotragus, with one of its preserved gastrointestinal parasite (Entamoeba sp.). Modified, from Borba Nunes et al. (2017).



Selection of relevant literature


  1. Borba Nunes V.H., Alcover J.A., Silva V.L., Borba Cruz P., Machado-Silva J.R. & de Araújo A.J.G. (2017). Paleoparasitological analysis of the extinct Myotragus balearicus Bate 1909 (Artiodactyla, Caprinae) from Mallorca (Balearic Islands, Western Mediterranean), Parasitology International 66, 7-11. doi: 10.1016/j.parint.2016.11.009

  2. Wood J.R., Wilmshurst J.M., Rawlence N.J., Bonner K.I., Worthy T.H., Kinsella J.M. & Cooper A. (2013). A megafauna’s microfauna: gastrointestinal parasites of New Zealand’s extinct moa (Aves: Dinornithiformes), PLoS ONE 8, e57315. doi: 10.1371/journal.pone.0057315

  3. Tweet J., Chin K. & Ekdale A.A. (2016). Trace fossils of possible parasites inside the gut contents of a hadrosaurid dinosaur, Upper Cretaceous Judith River Formation, Montana, Journal of Paleontology 90, 279-287. doi: 10.1017/jpa.2016.43



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S'éteindre à cause de parasites ? Regardons à du caca ... attends quoi ?


    Oui. S'ils sont préservés correctement, la matière fécale d'espèces fossiles et subfossiles (en gros, des restes "très hautement séchés", de quelques milliers d'années d'âge) peut garder des traces du vivant de ceux qui les ont déféqués : leur régime alimentaire, comment ils mangeaient (comme le Tyrannosaurus rex qui broyait et avalait de nombreux fragments osseux de ses proies), mais aussi de ce qui peuplait leurs intestins. C'est le sujet du jour.


    Myotragus balearicus est une chèvre fossile qui a subi du nanisme insulaire lorsque les îles espagnoles étaient d'abord connectées au continent (accueillant ainsi de la faune terrestre, incluant l'ancêtre de Myotragus), avant d'être isolées par la remontée du niveau marin de la mer Méditerranée il y a environ 5 MA (Crise Messinienne). Une évolution subséquente a mené Myotragus à être toujours plus petit, mais aussi à développer des différences marquées avec son ancêtre (cerveau réduit tout comme ses systèmes sentoriels, membres plus courts, nouvelles propriétés de ses dents, ontogénie plus longue, etc.).


    L'étude paléoparasitique de ses coprolites (à savoir, du caca fossile) a permis la découverte de restes de parasites gastrointestinaux. Quand bien même la dernière espèce de Myotragus s'est éteinte il y a quelques milliers d'années, son assemblage parasitique est presque une photo parfaite de ce qui peut se trouver aujourd'hui chez les chèvres de Majorque, où Myotragus a aussi vécu. Cependant, plein d'autres parasites ont aussi colonisé le système intestinal des chèvres actuelles, étant donné que les humains ont importé sur les îles espagnoles des bovins, chèvres, moutons, vaches et cochons du continent. Toutes ces espèces non endémiques ont apporté avec eux leur parasites spécifiques sur les îles, infectant probablement Myotragus au passage. De nouvelles et différentes espèces parasitiques colonisant Myotragus est une hypothèse expliquant son extinction entre 2639 et 2280 avant Jésus-Christ (à côté d'autres explications potentielles).


    De telles études ont aussi été conduites avec succès sur de plus vieux oiseaux éteints et d'encore plus vieux dinosaures, par l'identification positive de restes de parasites gastrointestinaux. Cela pourrait être très intéressant d'être capable d'interpréter comment ces parasites ont interagi avec leurs hôtes, s'ils ont participé à leur extinction, etc. Toutefois, les problèmes de résolutions liés aux biais de préservation filtrent ce que nous récoltons de ce qui a été fossilisé, et il faut donc faire avec ce qu'on a.



Sélection de littérature pertinente


Voir partie anglaise.








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